Contraception 101 (partie 2)

À ce que je vois, tu n’as pas encore trouvé ton moyen de contraception idéal ou encore, le sujet t’intéresse énormément. Ça tombe bien, parce que moi aussi. On se retrouve donc pour un deuxième article, celui-ci abordant les moyens de contraception hormonaux. Vous pouvez tous trouver la partie 1 afin de lire ou de relire sur le sujet des fameux moyens « barrières ». N’oubliez pas messieurs, vous aussi avez une responsabilité malgré l’absence de contrôle avec les moyens qui vont suivre.

Crédit photo: http://www.choisirsacontraception.fr

 

Méthodes dites « hormonales »

 

 

L’anneau vaginal

 

Crédit photo: http://www.blog.elle.fr

Ce petit bijou de la contraception (as-tu vu le petit jeu de mots que je viens de faire là?) est trop souvent banalisé. C’est littéralement un anneau, flexible et composé de copolymère d’acétate de vinyle-éthylène (un gros mot qui ne veut pas dire grand chose) qui se fixe dans le vagin afin d’y libérer des taux continus d’hormones (plus précisément de l’étonogestrel, qui est un progestatif, et de l’éthinylestradiol). La libération continue d’hormones signifie que, mesdames, vous insérez l’anneau dans vous et vous l’oubliez pendant trois semaines, même pas besoin du Rapeltout à Neville, pour ensuite le retirer. C’est tu pas merveilleux? Donc, après trois semaines, on retire l’anneau et, selon votre désir, vous attendez une semaine (vos menstruations) ou encore vous en insérez un nouveau tout de suite afin d’avoir une contraception en continu. L’anneau peut donc être porté pendant des périodes continues de 42 à 364 jours, tout en changeant chaque 21 jours.

 

Crédit photo: Harry Potter à l’école des sorciers

Avantages:

  • Ne nécessite pas une prise régulière, ce qui protège des nombreux oublis;
  • Taux d’hormone libéré faible, considérant l’absorption qui se fait rapidement et directement au niveau de la muqueuse vaginale;
  • Peut être retiré MAXIMUM 3H lors d’une relation sexuelle, s’il est nuisible pour le partenaire ou la femme;
  • Discret et non visible comme le timbre, par exemple;
  • Régularise les règles;
  • N’interrompt pas les rapports sexuels comme certaines méthodes barrières, à moins d’inconfort.

 

 

Crédit photo: http://www.choisirsacontraception.fr

Désavantages:

  • Certaines femmes peuvent ne pas être très à l’aise avec l’insertion ou le retrait, mais après 2-3 fois, on finit par avoir la technique;
  • Peut causer des vaginites, des pertes ou des inconforts vaginaux si l’insertion ne se fait pas comme il faut (on s’entend tous pour dire qu’il est primordial de se laver les mains adéquatement avant de manipuler l’anneau);
  • Disponible uniquement avec une ordonnance;
  • Ne protège PAS contre les ITSS;
  • Doit être conservé au réfrigérateur (un peu poche quand tu reçois de la visite et qu’elle tombe sur ton anneau en voulant se prendre un verre de jus d’orange… «Hein c’est quoi ça?» «Ah juste l’anneau que je mets dans mon vagin» ou encore quand tu veux partir en voyage sans vouloir trainer une petite glacière avec ton anneau dedans…);
  • Certaines personnes peuvent le sentir lors de la pénétration (mais, lire le point dans «avantages» à ce sujet).

 

Taux d’échec:

8% pendant la première année d’utilisation.

 

 

Le timbre contraceptif, ou encore «la patch», pour les intimes

Celui-ci doit être appliqué sur la peau du petit gras de bras, sur le haut du torse (mais pas sur les seins), sur le haut du dos, sur le bas de ventre (tsé l’endroit où tu es un peu complexée) ou encore sur les fesses. Le dernier semble être un drôle d’endroit pour un timbre, mais c’est vraiment le meilleur spot durant la saison des maillots de bain, parce que tu peux relativement bien le camoufler de la vue des autres et des rayons du soleil. On doit appliquer le timbre le même jour, une fois par semaine, pendant trois semaines de suite, pour finalement le retirer et être menstruée. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Le timbre, vous l’aurez deviné, libère une quantité continue d’hormones, qui sont en fait semblables à celles libérées par l’anneau vaginal. Leurs efficacités sont donc comparables et tous les deux sont des options considérables pour les femmes qui ont tendance à oublier.

 

Crédit photo: http://www.blog.elle.fr

Avantages:

  • Reste en place même pendant le bain, la douche, la piscine ou encore l’activité physique;
  • Limite les risques d’oublis, car doit être appliqué une fois par semaine;
  • Régularise les règles et diminue le flux menstruel;
  • Facile d’application, comparativement à l’anneau;
  • N’interrompt pas les rapports sexuels comme certaines méthodes barrières.

 

Désavantages:

  • Risque plus accru de thrombophlébite (soit des petits caillots qui se forment au niveau des jambes et qui peuvent nuire à la circulation), car les taux d’oestrogènes dans le sang peuvent être supérieurs à ceux entraînés par la pilule d’hormones associées;
  • Une légère réaction cutanée peut apparaître à l’endroit où le timbre est appliqué. Cette réaction passagère peut être limitée avec un changement de site périodique;
  • Nécessite une ordonnance du médecin.

 

Taux d’échec:

8% lors de la première année d’utilisation.

 

L’injection intramusculaire, ou encore le Vaccin, pour les moldus

Une petite dose de 150 mg de Depo-Provera administrée en intramusculaire (ce qui signifie dans le muscle, donc identique à un vaccin contre la grippe, mais différent) dans le bras ou encore, plus rarement, dans le muscle du fessier. Cette injection se fait tous les 12 à 13 semaines, soit aux 3 mois, pendant toute la durée du désir de protection. Son plus grand défaut, que vous retrouverez dans les désavantages, est son délai augmenté pour recouvrer la fertilité après son utilisation. Donc, si une femme désire tomber enceinte éventuellement, mais pas tout de suite, elle devrait utiliser un autre moyen que celui-ci, car l’injection peut retarder jusqu’à 12 mois la fécondité après son arrêt complet.

 

Avantages:

  • Grande efficacité et longue durée;
  • N’interrompt pas les rapports sexuels comme certaines méthodes barrières;
  • Peut convenir aux femmes ne pouvant pas prendre d’oestrogène, car il est composé d’un progestatif seul;
  • Diminue ou élimine les menstruations, selon la femme;
  • Diminue les risques de fibromes et de cancer de l’endomètre;
  • Nécessite uniquement 4 injections par année, donc limite le risque d’oubli.

 

Désavantages:

  • Des saignements irréguliers peuvent survenir, plus souvent en début de traitement;
  • Peut provoquer une diminution de la densité minérale osseuse, surtout après un an d’utilisation;
  • Pourrait être associé à la variation d’appétit et à la prise de poids chez certaines (ce n’est malheureusement pas un mythe, mais il est à noter que ce n’est pas tous les effets secondaires qui touchent chacune des utilisatrices);
  • Retour à la fertilité prolongé après la dernière injection;
  • Ne protège PAS contre les ITSS;
  • Nécessite un rendez-vous avec un professionnel de la santé tous les trois mois pour l’injection;
  • Est une injection en soi, ce qui peut être très désagréable pour certaines;
  • Nécessite une prescription médicale.

 

Crédit photo: Les Simpsons

 

Taux d’échec:

3% au cours de la première année.

 

La fameuse pilule contraceptive

Comme le condom, je ne crois pas que celle-ci nécessite une grande présentation. Afin d’optimiser l’efficacité de ce moyen, la femme doit prendre sa pilule chaque jour, au même moment. Certains formats appelés «28 jours» permettent une prise continuelle de la pilule en offrant un 7 jours de placebo après les trois semaines d’hormones. La femme prend donc, chaque jour, pendant le mois complet, sa pilule et termine son paquet pour finalement en recommencer un nouveau au début du prochain mois. Certaines peuvent aussi prendre le format appelé «21 jours», qui comprend une prise continue pendant 3 semaines, puis l’arrêt afin de débuter le cycle menstruel. Il y a possibilité, lorsque la femme le désir, de ne pas faire un arrêt de 7 jours entre les deux paquets et, ainsi, recommencer le mois suivant sans être dans sa semaine. Considérant les nombreux choix offerts pour ce contraceptif, il peut être nécessaire pour la femme et son médecin de tenter plusieurs combinaisons avant de trouver celle qui convient parfaitement.

 

Crédit photo: http://www.fqpn.qc.ca

Avantages:

  • Grande efficacité, lorsque prise adéquatement;
  • Réversible: possibilité de retrouver la fertilité dès l’arrêt de la contraception;
  • N’interrompt pas le rapport sexuel;
  • Peut diminuer les crampes et le flux menstruel ainsi que les symptômes prémenstruels;
  • Régularise le cycle de la femme;
  • Protection contre le cancer de l’endomètre et des ovaires.

 

Désavantages:

  • Nécessite un suivi ainsi qu’un renouvellement de prescription annuel;
  • Doit être prise tous les jours, à la même heure. Augmente donc le risque d’oublis;
  • Possibilité de «spotting» entre les cycles menstruels;
  • Probabilité augmentée de formation de caillot, principalement chez les femmes à risque (fumeuse, plus de 35 ans, maladie cardiovasculaire connue, etc.);
  • Risque d’effets secondaires causés par la prise d’hormone régulière (par exemple: nausée, infection vaginale à levure, sensibilité des seins, etc.);
  • Interaction médicamenteuse avec certains médicaments (ce qui veut dire que certains médicaments peuvent diminuer ou augmenter d’efficacité si pris en même temps que la pilule. Il est important d’en parler à votre médecin).

 

Crédit photo: http://www.choisirsacontraception.fr

Taux d’échec:

Inférieur à 5% dans la première année, si utilisée de façon adéquate.

 

De plus, il est important de nommer la minipilule. Celle-ci est une pilule contraceptive qui contient uniquement un progestatif. La minipilule convient principalement aux femmes âgées de plus de 35 ans et/ou ayant des contres-indications et/ou des effets secondaires indésirables liés à la prise d’oestrogène. Son mode de fonctionnement est semblable à la pilule combinée, je ne vais donc pas élaborer en profondeur sur celle-ci.

 

Taux d’échec:

Environ 8% pendant la première année, si utilisation optimale.

 

Dispositif intra-utérin avec hormone, ou le stérilet, pour ceux qui n’auraient pas lu la partie 1.

 

Crédit photo: http://www.blog.elle.fr

Possédant un concept plutôt semblable au DIU en cuivre vu dans la partie 1, lui aussi empêche la motilité des spermatozoïdes et irrite la muqueuse de l’utérus, ce qui le rend hostile et empêche la fécondation. En plus de cela, il libère une hormone, du lévonorgestrel, permettant un effet anovulant. Au niveau clinique, l’insertion se fait de la même façon que le DIU en cuivre, donc par un professionnel, sans anesthésie. Ce stérilet possède aussi deux fils qui sont utiles à la femme pour s’assurer du positionnement adéquat et au professionnel pour le retrait.

 

Avantages:

  • Très grande efficacité;
  • Contraception à long terme (efficace pendant cinq ans et plus);
  • Aucun risque d’oublis;
  • Convient aux femmes ne pouvant pas prendre d’oestrogènes;
  • Améliore généralement les crampes utérines et les saignements (malgré que des saignements irréguliers peuvent apparaître lors de la première année suivant l’insertion).

 

Désavantages:

  • Après l’insertion, possibilité de saignements irréguliers;
  • Coût plus élevé;
  • Douleur ou certains inconforts après l’insertion;
  • Ne protège PAS contre les ITSS;
  • Expulsion non intentionnelle possible;
  • Certains hommes peuvent trouver nuisibles à la relation les deux fils du stérilet.

 

Taux d’échec:

Environ de 0,2% lors de la première année d’insertion.

 

 

La COU (contraception orale d’urgence)

La COU porte très bien son nom: contraception orale D’URGENCE. Donc, n’étant PAS un moyen de contraception, mais bien ton plan B quand tu n’avais pas encore lu cet article et que tu n’étais pas assez outillé pour bien choisir ton contraceptif. Si jamais la COU t’intéresse davantage, il y a un très bon article détaillé sur le sujet qu’une de mes collègues a écrit sur le site du Malin-firmier.

 

 

 

Deux articles plus tard, je peux affirmer que nous avons fait le tour des moyens de contraception. Comme mentionné au tout début, il est primordial de s’informer d’avantage avant de débuter un contraceptif, car chacun d’eux ont été abordé en surface. Le but premier de ces deux articles était d’informer davantage sur les possibilités offertes. Comme vous avez pu lire, il y en a des possibilités! Tout ce qu’il faut, c’est trouver celle qui nous convient et qui nous rend à l’aise afin de réellement l’utiliser et de prévenir une grossesse non désirée. Mesdames, messieurs, si vous ne désirez pas avoir un petit être dépendant de vous pendant plusieurs années à venir, amusez-vous en toute sécurité.

 

 

Rachel Beaupré, infirmière.

 

 

Références:

  1. Debbie, A., E. & O’Connel, W., K. (2009). Fast Facts: Contraception (Troisième édition). Oxford, Angleterre: Health Press Limited.
  2. http://itss.gouv.qc.ca
  3. http://sexandu.ca
  4. Lowdermilk, D. L., Perry, S. E. & Cashion, K. (2012). Soins infirmiers: périnatalité. (adapté par M. Asri & al; traduit par M. Dumont, & al). Montréal, Québec: Chenelière Education.

 

Crédit photo couverture: http://www.blog.elle.fr

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