Le contact peau à peau : parce que se coller, c’est bénéfique !

«En 1978, à Bogota, deux pédiatres colombiens, Edgar Rey et Hector Martinez, ne disposant pas suffisamment d’incubateurs, mettent en oeuvre une méthode de soins pour résoudre les manques et les difficultés de leur unité de néonatalogie. Ils proposent aux mères et aux pères ou à d’autres membres de la famille, le portage en peau à peau, contre la poitrine, des nouveau-nés de faible poids de naissance en position ventrale, 24 heures sur 24, avec une alimentation par allaitement maternel. La méthode Kangourou était née.»19

Selon l’OMS, la méthode Kangourou consiste à mettre le prématuré/bébé de faible poids stabilisé en peau à peau, contribuant ainsi au bien-être de celui-ci.18 Ainsi, on peut dire que le peau à peau s’inspire de cette méthode Kangourou.

Crédit photo : Objectif mère enfant (omef)

Mais qu’est-ce que le peau à peau ? Hé bien, au départ, c’est l’action de mettre le nouveau-né tout nu (oui, oui, nu comme un vers !), sur la poitrine de sa mère, dès sa naissance. Bien entendu, maman et bébé doivent être en santé et dans un état stable. Tsé on s’assure que tout le monde peut respirer convenablement, c’est la base. On recommande 90-120 minutes sans interruption afin de respecter l’intimité et le contact entre la maman et le bébé.19 Alors, les soins usuels tels que la pesée, l’administration de la médication, etc. peuvent attendre. Le peau à peau peut être fait avec une personne désignée par la mère si celle-ci n’est pas disponible. Idéalement, la maman choisit le médecin, l’infirmière, le gars de l’entretien ménager, l’autre parent, un membre de la famille ou encore l’accompagnant(e). C’est souvent le cas lorsque la maman subit une césarienne : dans plusieurs centres hospitaliers, c’est le papa qui pratique le peau à peau. Par contre, sur mon lieu de travail, nous arrivons maintenant à faire le peau à peau au bloc opératoire sans interruption avec la maman à l’aide d’une écharpe adaptée, ce qui semble très apprécié par les familles. Maudine qu’on est bons. #têteenflée

Le peau à peau est profitable pour tous les bébés, qu’ils soient nourris au sein ou au biberon et qu’ils soient nés par voie vaginale ou césarienne.2

Le peau à peau se pratique dès la naissance du bébé, mais peut se poursuivre ensuite ! On peut le faire aussi souvent qu’on le veut et à tout moment. Sauf, en conduisant notre auto, mettons. Et comme le buffet chinoua, c’est à volonté ! C’est un moment privilégié, alors profitons-en pendant que bébé est tout petit… Parce qu’à 14 ans c’est un peu plus compliqué !

Attention : on vise la sécurité avant tout !
 Bien entendu, en plus que maman et bébé soient stables, il faut respecter quelques consignes. Voici donc un cours 101 de peau à peau sécuritaire (le terme maman défini la personne qui fait le peau à peau avec le bébé.)

Le bébé et la maman sont installés correctement, la mère est légèrement redressée (pas couchée à plat) et le bébé est à plat ventre contre elle avec la tête tournée sur le côté. Son visage doit être visible en tout temps et son nez et sa bouche sont bien dégagés. Le bébé doit avoir le dos couvert. Il importe de surveiller régulièrement l’état et le comportement du bébé. Aussi, on ne doit pas laisser le bébé et la maman seuls si elle est à risque de s’endormir ou si personne ne peut rester avec eux.8

Maintenant que vous savez ce qu’est le peau à peau et comment le faire, je vous révèle POURQUOI le faire !

Pour permettre une arrivée au Monde en douceur

La vie est stressante. Peut-on arriver au Monde calmement siouplaît ? Bonne nouvelle : le peau à peau diminue le niveau de stress chez le bébé5,2 et on constate même que les bébés collés sur leur parent pleurent moins.19

Crédit photo : Plan international Canada Inc.

Pour stabiliser bébé

La naissance est un moment intense pour nos tout petits (pour les parents aussi là). Bien vite, bébé doit s’accommoder à sa nouvelle vie «hors de l’utérus». Respirer, se nourrir, se réchauffer… Wow c’est de la job ! Le peau à peau semblerait stabiliser le rythme cardiaque, la respiration et la glycémie dans les premières heures de vie.5,2,19 On constaterait moins de bradycardie (une rythme cardiaque lent), moins de désaturation (baisse de la concentration d’oxygène dans le sang) et moins de pauses respiratoires. Parfois, cela diminue le besoin d’appareillages (soluté, oxygène, etc.) et un sevrage plus facile de ceux-ci.3 Sans oublier que le peau à peau maintient la température du bébé,2,12,19 surtout dans la position ventrale.8,14 C’est, entre autres, pourquoi on recommande que bébé soit «bédaine à bédaine». Imaginez sortir d’un bain chaud (style 37 degrés celcius) tout nu, à l’air ambiant… Brrrrrrr… 

Pour favoriser le lien d’attachement

Oui, oui ! Le peau à peau continu favorise l’attachement entre le parent et le bébé.5 L’attachement est un processus fragile et très complexe qui dépend, entre autres, des hormones, de la stimulation sensorielle et des comportements innés entre la mère et le nouveau-né.19 Le peau à peau favorise une cascade d’hormones et de sensations favorisant un attachement positif.8,14

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Crédit photo : United Way of San Antonio and Bexar Country

N.B : Je ne dis pas que votre attachement envers votre enfant sera négatif si vous n’avez pas fait le peau à peau. Commentaires haineux, s’abstenir, car je suis nouvellement maman, en manque de sommeil et donc sensible level 1000.

Pour que bébé se forge un système immunitaire

Effectivement, la peau à peau amène une baisse des infections. Comment ? C’est grâce à la colonisation des voies digestives et respiratoires du bébé par les bactéries de sa maman.3 Si on installe bébé dans un incubateur ou un petit lit, habillé, il n’a pas accès aux mêmes bactéries.7 Plusieurs études portent d’ailleurs sur les effets de cette colonisation à long terme. Oh ! Attention, ce contact proximal requiert une attention particulière en ce qui concerne l’hygiène puisqu’on ne veut pas exposer bébé aux infections, particulièrement les prématurés. Il importe donc d’appliquer les règles d’hygiène de base et en vigueur dans l’établissement de santé.

Pour favoriser l’allaitement maternel

Selon plusieurs études, le peau à peau favorise l’allaitement maternel exclusif au congé de l’hôpital, ainsi que l’allaitement maternel exclusif à long terme.13,5,19,12 Cependant, les durées dites «long terme» varient selon les études. Cependant, il est clair que le peau à peau favorise la prise du sein et la production de lait.2,19 On observe qu’après une heure de peau à peau, le bébé est plus apte à prendre adéquatement le sein, même sans aide.7 D’ailleurs, parmi les 10 conditions pour le succès de l’allaitement maternel de l’OMS et l’UNICEF, on trouve celle de «placer les bébés en contact peau-à-peau avec leur mère dès la naissance et de façon ininterrompue pour au moins une heure ou jusqu’à la fin de la première tétée ou aussi longtemps que la mère le désire.»15

Pour en apprendre davantage sur l’initiative des amis des bébés, cliquez ici.

Pour diminuer la douleur

Durant leurs premiers jours de vie, les bébés peuvent subir des manipulations douloureuses. Ainsi, le peau à peau devient un allié afin d’effectuer ces manipulations. Il semble que le fait d’être collé en peau à peau hausse la sécrétion d’endorphine et de cholecystokinine (mot qui vaut cher si on joue à Boggle), ce qui a pour effet direct d’amener une meilleure gestion de la douleur.8,19 En effet, un contact peau à peau de 10 à 15 minutes entre le nouveau-né et sa mère permet de réduire les pleurs, les grimaces et la fréquence cardiaque lors des ponctions au talon9 Selon moi, il en va de même pour les ponctions veineuses et autres manipulations désagréables. Pourquoi s’en passer ?

Pour les petits loups nés prématurément et les bébés de faible poids

Pour les prématurés, c’est-à-dire les bébés nés avant 37 semaines et/ou pour les bébés présentant une condition de santé particulière, le peau à peau peut être pratiqué dès que l’état le permet. Il peut être fait au chevet, même sur les unités de soins intensifs néonataux. En 2003,4 une analyse de toutes les études traitant de la méthode Kangourou a été faite afin de déterminer si celle-ci est une alternative efficace à la prise en charge conventionnelle des bébés de faibles poids (réduction de la mortalité/morbidité). Malgré une analyse difficile des données, les auteurs ont sélectionné 3 études traitant de 1362 petits de moins de 2500 grammes. (les plus petits pesant 1200 grammes !) Voici les bénéfices notés de la méthode Kangourou :
– diminution des infections nosocomiales (beau mot pour dire infections pognées en milieu hospitalier)
– diminution des infections respiratoires à 6 mois de vie
– diminution de la durée d’hospitalisation
– meilleur taux d’allaitement à la sortie de l’hôpital
– meilleure croissance à la sortie de l’hôpital
– lien mère-enfant positif19

Chez les prématurés, qui subissent souvent une batterie de manipulations, le peau à peau diminue la douleur ressentie.17

Je vous entends penser : «Mais voyons, un si petit bébé c’est trop fragile ! Êtes-vous fous ?» Non monsieur, non madame, nous sommes sains d’esprit ! Bien qu’il faut prendre de grandes précautions avec les tout petits qui sont plus fragiles, le peau à peau semble diminuer leur consommation d’énergie et favorise un sommeil calme.19 De plus, une étude sur de grands prématurés stabilisés (grossesse durant en moyenne 25  4/7 semaines) âgés de 8 jours conservent leur température et restent stables durant le peau à peau.20 Une étude sur des nouveau-nés de faible poids stables (1500-2500 grammes) veut que les bébés placés en peau à peau présentent une meilleure transition à la vie extra-utérine que ceux mis en incubateur.10

Crédit photo : Drôle de mums (Children’s Healthcare of Atlanta)

Pour les parents

Le peau à peau favorise la confiance des parents en leur permettant de développer une plus grande sensibilité aux besoins du bébé.2,19 De plus, cela les prépare face au retour à la maison. Les mamans ayant pratiqué le peau à peau se disent moins anxieuses.14 Une étude comparant deux groupes de mamans s’est révélée intéressante. Premier groupe : des mamans faisant 5 heures de peau à peau par jour durant la première semaine de vie et 2 heures  par jour jusqu’à un mois de vie. Deuxième groupe : des mamans faisant peu ou pas de peau à peau. Le premier groupe présentait moins de signes de dépression entre 1 et 3 mois post-partum et moins de cortisol (hormone du stress) au niveau salivaire dans le premier mois ! Par contre, à 3 mois, il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes.1

Plusieurs papas ont exprimés un sentiment d’égalité et d’utilité lorsqu’il pratiquaient et supervisaient le peau à peau.16 Dans mon milieu de travail, les papas font activement celui-ci et semblent très heureux de le faire ! Ah j’oubliais, si maman subit une césarienne et que le peau à peau avec celle-ci est impossible, papa est un excellent anxiolytique pour le bébé !6 La plupart des centres hospitaliers du Québec offrent cette option quand l’état du bébé est stable. Ah, le Québec, cette province papa-friendly !

N.B 2 : Je ne dis pas que vos compétences parentales seront mauvaises si vous n’avez pas fait le peau à peau. Commentaires haineux, s’abstenir, car je suis nouvellement maman, en manque de sommeil et donc sensible level 1000.

Une histoire d’ocytocine

La production de cette hormone est augmentée par le peau à peau, ce qui augmente la température du sein de maman, aidant bébé à trouver celui-ci. Cela aide aussi la production de lait. N’oublions pas que l’ocytocine possède aussi le pouvoir de faire contracter l’utérus et donc, de prévenir les hémorragies.19 Le peau à peau amène une expulsion plus rapide du placenta.12 Connue comme l’hormone de l’amour, elle a un effet calmant pour la maman, diminuant ainsi le stress de celle-ci.19

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Crédit photo : Nurture By Design – Kangaroo Zak

Bref, le peau à peau, un geste simple lorsque tout va bien, présente de nombreux avantages. Au Québec, généralement, cette méthode est appliquée dès la naissance par voie vaginale, mais un défi demeure en salle d’opération (selon une réunion obstétricale régionale à laquelle j’ai assisté récemment. Je suis tellement V.I.P). Bien entendu, selon moi, le fait de ne pas avoir bénéficié du peau à peau ne doit pas être vu comme un échec, ce que plusieurs mamans expriment sur les réseaux sociaux (selon mes observations de mère-abonnée-à-trop-de-blogue-de-maternité). Non. Parce que ce qui est génial, c’est qu’il est possible et bénéfique de pratiquer cette méthode dès que possible avec bébé ! Allez hop, tout le monde en bédaine, qu’on se colle !

Et vous, quelle est votre expérience avec le fameux peau à peau ?

 

Stèphanie Nantel, B. Sc. Inf. (qui a franchement aimé faire le fameux peau à peau avec fiston !)

 

Références :

(1) Bigelow, A., Power, M., MacLellan-Peters, J., Marion, A. & McDonald, C. (2012). Effect of Mother/Infant Skin-to-Skin Contact on Postpartum Depressive Symptoms and Maternal Physiological Stress. Journal of Gynecologic & Neonatal Nursing. 41, 369-382. DOI : 10.1111/j.1552-6909.2012.01350.

(2) CHUM. (2011). Le contact peau à peau: un plaisir partagé. Repéré à : http://www.chumontreal.qc.ca/sites/default/files//documents/Votre_sante/PDF/16-2-le-contact-peau-a-peau.pdf

(3) CIUSSS de l’Estrie – CHUS. Équipe de la néonatologie de l’Hôpital Fleurimont. (2015). Le peau à peau (méthode Kangourou): Guide pratique pour mes parents. Repéré à  : http://www.chus.qc.ca/fileadmin/doc_chus/Patients_visiteurs/Documents_aux_patients/neonatologie/brochure_peau_a_peau_2015.pdf

(4) Conde-Aguledo, A. & al. (2003) Kangaroo mother care to reduce morbidity and mortality in low bithweight infants. Cochrane Database of Systematic Reviews.

(5) Dani, C., Cecchi, A., Commare, A., Gherardo, R., Breschi, RM. & Pratesi, S. (2015). Behavior of the Newborn during Skin-to-Skin. Journal of Human Lactation. 31(3). 452-457. DOI 10.1177/0890334414566238

(6) Erlandsson, K., Dsilna, A., Fagerberg, I. & Christensson, K. (2007) Skin-to Skin Care with the Father after Cesarean Birth and Its Effect on Newborn Crying and Prefeeding Behavior. BIRTH. 34(2). 105-114.

(7) Fondation Canadienne de l’allaitement. (2009). L’importance du contact peau à peau. Repéré à : http://www.canadianbreastfeedingfoundation.org/fr/articles/peau.shtml

(8) Girard, L. (2015). Mettre en œuvre le peau à peau en sécurité. Les D.O. 446, 8-13

(9) Gray L, Watt L. & Blass E.M. (2000). Skin-to-skin contact is analgesic in healthy newborns. Pediatrics. 105. Repéré à  : http://pediatrics.aappublications.org/content/pediatrics/105/1/e14.full.pdf?ck=nck

(10) Kim Chi, L., Tien Long, N., Duy Huong Huynh, T., Henri P.O., C. &  Nils J. B. (2015). Newly born low birthweight infants stabilise better in skin-to-skin contact than when separated from their mothers: a randomised controlled trial. Acta Pædiatrica. 105. DOI : 10.1111/apa.13164

(11) Lacroix, A. Naître et grandir. (2009). Le contact peau à peau: un cadeau pour la vie. Repéré à : http://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/soins/fiche.aspx?doc=bg-naitre-grandir-contact-peau-a-peau-methode-kangourou

(12) Marin-Gabriel, M. A., Llana Martin, I., Lopez Escobar, A., Fernandez Villalba, E., Romero Blanco, I., & Touza Pol, P. (2009). Randomized controlled trial of early skin-to-skin contact: Effects on the mother and the newborn. Acta Paediatrica, 99(11), 1630–1634. DOI10.1111/j.1651-2227.2009.01597.x.

(13) Mellin, P. (2012). Does Skin-to-Skin Contact at Birth Really Make a Difference in Exclusive Breastfeeding Rates at Discharge? Journal of Gynecologic & Neonatal Nursing. 41, S119-S120. DOI: 10.1111/j.1552-6909.2012.01362.x

(14) Moore, E., Anderson, G., Bergman, N. & Dowswell, T. (2012). Early skin-to-skin  contact for mothers and their healthy newborn infants. Cochrane Database Systematic Review 5, 1-108.

(15) MSSS (2016). Initiative des amis des bébés. Repéré à : http://www.msss.gouv.qc.ca/professionnels/perinatalite/amis-des-bebes/a-propos-de-l-initiative/

(16) Olsson, E., Eriksson, M. & Anderzen-Carlsson, A. (2017). Skin-to-Skin Contact Facilitates More Equal Parenthood – A Qualitative Study FromFathers’ Perspective,Journal of Pediatric Nursing. 1-8.

(17) Olsson, E. Gunilla. & A. Eriksson, M. (2015). Skin-to-skin contact reduces near-infrared spectroscopy pain responses in premature infants during blood sampling. Acta Pædiatrica. 105. 376-380. DOI:10.1111/apa.13180

(18) OMS. (2004). La méthode Mère Kangourou: guide pratique. 1-53. Repéré à : http://www.who.int/maternal_child_adolescent/documents/9241590351/fr/

(19) Pignol, J., Lochelongue, V. & Fléchelles, O. (2008). Peau à peau : un contact crucial pour le nouveau-né. Spirale, 2(46), 59-69. DOI 10.3917/spi.046.0059

(20) Ragnhild, M. & Gorm, G. (2010). Extremely preterm infants tolerate skin-to skin contact during the first weeks of life. Acta Pædiatrica. 99. 1145-1149.

Crédit photo couverture : Naître et grandir

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2 commentaires sur « Le contact peau à peau : parce que se coller, c’est bénéfique ! »

  1. Moi je suis ton Papa pleins de pwals a ta naissance tu haïssais les pwals au point ou j’ai du me raser complètement afin de pouvoir te coller peau a peau sur moi … et c’est sans doute la plus belle chose qui me soit arrivée! Pouvoir coller ma petite minnie princesse à diamants sur moi …. 🙂 ah! que mon bébé est devenue grande trop trop vite.

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