5 choses à savoir sur les ITSS

La gonorrhée, la chlamydia, l’herpès, la syphilis, le VIH et j’en passe sont toutes des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS). Dépendant des modes, on les appelle aussi MTS, MST, ITS mais pour l’instant, la mode, c’est ITSS. Tout le monde en a déjà entendu parler, pourtant il y a un manque flagrant d’informations sur le sujet et plusieurs trouvent ça gênant d’en parler. Je ne connais pas les statistiques, mais on s’entends-tu pour dire que plusieurs personnes ont des relations sexuelles? Feck, ça tombe bien, parce que moi, aujourd’hui, je ne suis pas gêné de t’en parler. Voici cinq choses que tu devrais savoir avant d’avoir ta prochaine relation sexuelle.

Crédit : Easy A

1. Pas de latex, pas de sexe.
Avant de commencer, distinguons les termes moyen de contraception et moyen de protection. Un moyen de contraception, est une méthode employé pour éviter une grossesse. Il en existe plusieurs : la pilule contraceptive, le stérilet, ou encore, le condom pour ne nommer que ceux-là. Alors qu’un moyen de protection, permet de protéger contre les ITSS.

Ainsi, le condom est le seul moyen efficace pour te protéger contre la plupart des ITSS. Bon. Il y a un autre moyen, l’abstinence. Mais vu que l’abstinence… c’est vachement plate, on va parler du condom. Si ton partenaire et toi, vous n’avez pas fait un test de dépistage récemment, il est préférable d’en utiliser un. Par contre, il est certain que si tu es dans une relation stable et fermé, que toi et ton partenaire savez que vous êtes clean, et que pour éviter une grossesse, vous utilisez déjà un autre moyen de contraception … bah, tu peux laisser tomber le condom.  Et si tu es dans une relation stable et fermé, pis qu’en plus, tu fais parti de la communauté LGBT, je t’apprends rien en te disant que tu n’as pas besoin de moyen de contraception.  Par contre, il y a une distinction à faire pour l’herpès. L’herpès génital ne se retrouve pas seulement sur le sexe et des lésions peuvent apparaître sur les cuisses, l’anus ou les testicules. Et je t’apprend rien en te disant que le condom ne couvre pas ces sections. La même règle s’applique en ce qui concerne le VPH. Finalement, si jamais on te dit : «Moi je préfère ne pas utiliser un condom parce que (insérer raison stupide ici)». Je t’invite à  écouter la vidéo que j’ai fait sur le sujet qui t’explique pourquoi il n’y a aucune bonne raison pour ne pas porter un condom.

2. «Je n’ai pas de symptômes, donc j’ai pas d’ITSS».
Désolé de te décevoir, mais s’il y a bien une chose qui caractérise les ITSS, c’est que très souvent, elles sont asymptomatiques. Ça, c’est un beau mot pour dire que tu n’auras pas de symptômes. Donc, ce n’est pas une bonne raison pour ne pas aller faire un test de dépistage. Et si tu es l’un des chanceux qui a des symptômes, ben j’espère que tu vas aller consulter! (Pis, juste de même, les femmes sont plus souvent asymptomatiques que les hommes). Tout ça, ça m’amène à mon prochain point.

3. «Bah, si j’ai pas de symptômes, il va rien m’arriver».
C’est ben plate, mais c’est pas de même que ça fonctionne la vie. Il y a plusieurs conséquences à ne pas faire traiter une ITSS. Sans faire de distinctions entre qui fait quoi, certaines ITSS peuvent causer de l’infertilité, des douleurs pelviennes chroniques, une septicémie (infection généralisée du corps) ou des dommages permanents à des organes comme le cerveau, le cœur ou le foie. Ayoye hein? Les ITSS augmente également le risque de contracter le VIH. Si j’étais toi, je prendrais ça quand même un peu beaucoup pas mal au sérieux. Aussi, même si tu n’as pas de symptômes, ça ne t’empêche pas d’être contagieux et de pouvoir transmettre une ITSS à ton partenaire.

Crédit : Harry Potter à l’école des sorciers

4.Tous les moyens sont bons pour transmettre une ITSS. 
Que ce soit une relation orale, une relation vaginale, une relation anale, qu’il y ait eu éjaculation ou non, qu’il y ait eu pénétration ou non, il est possible de contracter une ITSS. Savais-tu qu’il était possible d’attraper une gonorrhée en recevant une fellation ou un cunnilingus? Savais-tu que la chlamydia, la gonorrhée ou encore la syphilis pouvaient se transmettre lors de relations anales? Savais-tu que si tu as un feu sauvage, un herpès génital peut se développer chez ton partenaire si tu as une relation sexuelle orale et vice versa? Savais-tu que même ton œil pouvait s’infecter si il entre en contact avec des fluides corporels infectés? Évidemment, il y a des pratiques sexuelles qui sont moins à risque que d’autres. En cliquant sur cette phrase, tu trouveras un lien intéressant qui te permettra d’estimer les risques reliés à tes pratiques sexuelles.

Crédit : Pokémon

5. «Je suis gêné d’aller me faire dépister»
Surtout, il ne faut pas être gêné! Comme je le disais précédemment, tout le monde sait que pratiquement tout le monde a une vie sexuelle. L’infirmier ou le médecin que tu vas rencontrer, tu ne seras pas son premier patient.  Il va savoir te mettre à l’aise pour ton rendez-vous. Il ne faut donc surtout pas avoir honte, au contraire, c’est même plutôt responsable!

Tu es gêné parce que, tsé, la dernière fois, les choses se sont passées rapidement et tu as peut-être un petit peu oublié le condom? Tu n’aimes pas pratiquer le sexe oral avec un condom ou une barrière de latex, alors tu ne l’utilises pas toujours? Ça arrive. Le professionnel que tu vas rencontrer, il n’est pas là pour te juger, il n’est pas là pour te faire la morale, il est là pour t’aider, te rassurer, te donner de l’information et dispenser de l’enseignement. Un test de dépistage est gratuit et entièrement couvert par ta carte d’assurance maladie. Aucune raison pour ne pas y aller! Une bonne façon pour avoir un test de dépistage, c’est d’appeler dans un CLSC près de chez toi. Tu vas pouvoir prendre rendez-vous, c’est entièrement anonyme, personne ne va jamais savoir que tu y es allé. Pis admettons que tu croises quelqu’un que tu connais dans la salle d’attente, avant de crier «horreur!», dis-toi que le test de dépistage n’est pas la seule raison pour aller consulter dans un CLSC. Just sayin’. Qu’est-ce qui va se passer lors de ton rendez-vous? Ça dépend de tes pratiques sexuelles, mais tu peux t’attendre à avoir une prise de sang, faire pipi dans un p‘tit pot ben cute ou avoir un prélèvement  avec un gros Q-tips aux différentes portes d’entrées, if you know what I mean.

Pier-Luc Banville, étudiant en sciences infirmières.

Crédit photo couverture : http://theotherpress.ca

Sources :
1.http://itss.gouv.qc.ca/index.php?depistage
2.http://www.espaceitss.ca
3. Tortora G., Funke B., Case C. (2012). Introduction à la microbiologie (2e édition) Saint-Laurent, Québec : ERPI SCIENCES.

 

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À défaut de pouvoir écrire pour la Gazette du Sorcier, j'ai crée la Gazette du Malin-Firmier!

2 commentaires sur « 5 choses à savoir sur les ITSS »

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